Bulletin local d’information syndicale n°8 - Edito

Mai juin 2011
vendredi 16 septembre 2011
par  Sud Education Lorraine

Le bulletin complet est téléchargeable en bas de page.

L’humain compte pour zéro. C’est la logique du pire qu’applique aujourd’hui le gouvernement. L’objectif est le profit pour ses amis du Medef. Alors, c’est l’heure des coupes budgétaires. Dans les services publics, principalement, mais aussi dans le privé où les charrettes de licenciements sont dramatiques. Ce n’est pas nouveau, ça fait des années que ça se met en place, doucement. Le cahier 13 de l’OCDE, à la fin des années 90, donnait déjà des conseils aux gouvernements européens pour détruire leurs services publics sans faire trop de vagues. On en parlait, mais beaucoup refusèrent d’y croire.

L’humain compte pour zéro. Il faut dire que l’ère sarko a passablement accéléré les choses. En effet, la multiplicité, la force des attaques et le rythme auquel elles se succèdent ne laissent que peu de place à une riposte au cas par cas. Surtout quand les grosses centrales syndicales sont engluées dans la cogestion, voire la collaboration de classe, avec ceux qui nous dirigent et ceux qui nous exploitent. Et quand ça grogne trop à la base, ces mêmes directions se retrouvent obligées de décréter quelques journées de grève, éparpillées. Et la grande mascarade continue, car de deux choses l’une : ou bien on a en face de nous des gens capables de négocier et quelques coups de pression leur permettraient d’entendre raison (c’est loin d’être le cas, le gouvernement se faisant un principe de ne pas céder pour « satisfaire son électorat ») ; ou bien encore on a en face de nous une machine de guerre contre le peuple, celle du profit, le capitalisme en somme, et alors là, comme le disaient les grévistes de 2003, nous nous devons d’être en guerre nous aussi. Le problème est que nous partons largement divisés : les uns ayant maintenant pour habitude de ne pas mettre la pression, juste un peu de témoignage de lutte pour jouer la comédie auprès de leur adhérents et survivre sur un mythe ; et de l’autre côté les syndicats de lutte, que le pouvoir souhaite voir disparaître.

L’humain compte pour zéro. Remarquez, quand on en est à ce point là, même si le gouvernement était vraiment prêt à négocier, ce serait sur quelques bricoles, à l’image de ce que fit la « gauche » en son temps ! Pas de négociations sur l’essentiel, le fond du problème reste entier. Car c’est la logique de base de ce système qui est en cause : celle du profit, du capitalisme qui gangrène nos vies. Refuser de l’admettre, de s’attaquer à ce problème, c’est continuer à tourner en rond, à espérer qu’une petite grève d’un jour va permettre d’arracher une négociation et de gratter trois miettes sur telle ou telle réforme, réforme qui ruine nos retraites, notre sécu, nos salaires, nos conditions de travail, nos emplois, la santé de nos malades, les conditions de scolarité de nos enfants... Pendant ce temps, les moyens de contrôle et de subordination dans l’Éducation Nationale comme ailleurs, eux, s’accroissent de façon exponentielle : fichage des élèves, vidéo-surveillance, flicage des sans papiers, flics dans certains collèges, précarisation des personnels, renforcement du pouvoir hiérarchique...

L’humain compte pour zéro. Alors qu’ils voudraient qu’on intériorise cette maxime sans discuter, sans broncher, c’est bien une riposte globale qu’il faut organiser, celle qui mettra à bas ce système pour réorganiser nos vies sur des bases plus saines, simplement humaines. Car l’humain compte bien pour quelque chose, il devrait même être le centre de toute politique et économie digne de ce nom. C’est dire l’ampleur du chantier qui nous attend.

Et au milieu de tout cela surgit (de manière non innocente aussi), en France, un épiphénomène : les élections. Pas les présidentielles, non, les professionnelles. Celles qui vont déterminer quel syndicat va vous représenter auprès de l’administration, ce qui n’a que peu d’importance vu leur capacité d’écoute et la logique qui les anime. Mais l’important n’est pas là, ces élections professionnelles vont déterminer quels syndicats auront droit de survie et d’expression. Les cartes vont être redistribuées, les moyens aussi. Pour SUD, il en va de sa survie. Voilà pourquoi : votez SUD Éducation ! Pas parce qu’on serait les meilleurs, non, juste parce que nous sommes décidés à nous battre bec et ongles pour la défense de nos conditions de vie. Juste parce que nous sommes prêts à la grève générale, à nous battre contre la logique du profit. Votez SUD Éducation mais, plus important encore, rejoignez-nous et résistons, ensemble !

Sommaire :

p.1 : Édito

p.2 : Élections professionnelles du 13 au 21 octobre

p.4 : Donnez du poids à vos combats : votez SUD Éducation !

p.4 : 856 postes d’EVS supprimés dans l’académie de Nancy-Metz

p.5 : La jouer collectif, ça paye !

p.6 : Qu’est-ce que SUD ?

p.7 : Dans un monde de brutes, votez pour un syndicat de lutte

p.8 : Non ! La rentrée ne doit pas se passer dans le calme ! - Construisons la mobilisation avant, pendant et après le 27 septembre


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