Les capitalistes coûtent cher à l’éducation !

Bulletin d’informations syndicales SUD Education Lorraine n°17 Octobre 2014 p. 3
mardi 14 octobre 2014
par  Sud Education Lorraine

Qui paie l’austérité ? C’est nous et nos élèves !

L’austérité, on la paie au quotidien. La réalité de l’austérité dans l’éducation, c’est la hausse du nombre d’élèves par classe, la remise en cause des projets, des dédoublements dans le second degré. C’est la promesse de réformes, comme celle de l’éducation prioritaire, qui finissent par se faire à moyens constants, c’est à dire en prenant de l’argent au sein de l’éducation nationale pour « faire mieux » sans donner plus de moyens. C’est le transfert d’une partie du temps scolaire aux collectivités territoriales, prélude à un désengagement de l’Etat en la matière : la réforme des rythmes, répétons-le, c’est avant tout la territorialisation de l’Éducation nationale comme moyen de démantèlement du service public d’éducation.

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L’austérité, on nous la présente comme incontournable, comme correspondant à des objectifs techniques inéluctables et finalement incompréhensibles : réduction des déficits à moins de 3%, maîtrise de la dette et de l’inflation. Les recettes néolibérales, on essaie de nous les faire avaler en nous expliquant qu’elles vont permettre de renouer avec la croissance et d’inverser la courbe du chômage. Mais force est de constater que même si depuis plus de trois décennies ces choix sont présentés comme les seuls possibles, les inégalités n’ont fait qu’augmenter. Et pour cause, elles sont faites pour cela : imposer une
répartition des richesses favorables aux patrons et aux actionnaires, les uns augmentant leurs marges et les autres leurs dividendes.

L’austérité est une politique de classe visant à accroître les profits du capital au détriment du travail. Et ces dogmes au service des plus riches, c’est nous qui les payons dans nos conditions de travail, et nos élèves dans leurs conditions d’apprentissage.


EN BREF

Bénéfices des entreprises françaises du CAC 40 entre 2007 et 2012 : 411 milliards d’euros. Ça en fait, des augmentations de salaires et de pensions, des emplois à créer, des services publics à développer.

Exonérations de cotisations sociales offertes au patronat ces dix dernières années : 250 milliards d’euros, que nous payons nous en cotisations supplémentaires ou en dégradation des prestations (retraites, maladies, chômage, etc.)

40 milliards d’euros de dividendes pour les actionnaires des entreprises françaises du CAC 40 en 2013 : cela représente 709 euros volés chaque mois à chacun-e des 4,7 millions de salarié-e-s de ces entreprises...

...pendant ce temps, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, multiplie les déclarations chocs durant l’été : les seuils sociaux ne sont pas un « sujet tabou » et la CFDT accepterait d’en discuter avec le patronat. La CFDT, un syndicat ? Sujet tabou ?

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